Le 13 novembre marque l’anniversaire de la bataille de Sheriffmuir qui eut lieu en 1715 et qui mit fin, indirectement, à la révolte jacobite appelée « the fifteen » ou « la révolte de Mar ».

Contexte

Le 6 septembre 1715, John Erskine, 6e comte de Mar et chef du parti jacobite en Écosse, proclame Jacques François Stuart roi d’Écosse (également appelé « old prétender »). À la tête d’une armée de 12 000 hommes, il se rend maître d’Inverness et de Perth et de la plupart des Highlands. Il n’arrive pas, néanmoins, à prendre Édimbourg. Il décide ensuite de se diriger vers le sud.

John Campbell, second duc d’Argyll, est informé par ses espions qu’Erskine fait route au sud et décide de lui barrer la route avec son armée composée de près de 6 000 hommes.

Il se rencontrent à Sheriffmuir, près de Dunblane, le 13 novembre.

La bataille de Sheriffmuir

Forces gouvernementales

Commandants en chef

John Campbell, 2d Duc d’Argyll

  • 6 000 hommes

Forces jacobites

Commandants en chef

John Erskine, 6e Comte de Mar

  • 12 000 hommes

Argyll est clairement en sous-nombre et son aile gauche, commandée par le général Whetham est bien moins nombreuse que l’aile droite jacobite qui lui est opposée.

Le flanc droit d’Argyll attaque et réussit à repousser les highlanders tandis que les hommes de Whetham sont largement dominés par les troupes jacobites.

Argyll finit par venir en aide aux homme de Whetham et, le soir venu, les deux camps ont subi de lourdes pertes.

Bien que le comte de Mar dispose d’un large avantage en terme de nombre d’hommes, il refuse de risquer l’intégralité de son armée en continuant la bataille.
Argyll peut donc battre en retraite.

Conséquences

L’issue de la bataille est incertaine, les deux camps proclamant la victoire, mais ce sont surtout les Jacobites qui en sortent démoralisés.

À la suite de ce combat, les espagnols et les français décident tous deux de retirer leur soutien aux jacobites.

Argyll a également grandement ralenti l’avancée jacobite. D’ailleurs, toutes les troupes gouvernementales présentes sont décorées.

Quand Jacques François Stuart, de retour de France, débarque en Écosse en décembre, sa cause est déjà perdue et il ne parvient pas à mobiliser ses troupes.
Il doit rembarquer pour la France dès février.

Par ailleurs, un certain nombre d’écossais vont fuir l’Écosse suite à la vague de répressions menées par la couronne. Le port d’armes sera même interdit dans certaines zones d’Écosse. Malgré cela, la culture clanique reste tout de même vivace dans les Highlands et le jacobitisme ne meurt pas… D’autres révoltes vont suivre.

Sources